Tout, en définitive, me reste inconnu : ce gravier que je ramasse ou que je foule à pas lents, comme cette parole et cette autre qui se dérobe, ou encore ces murs qui ne croulent pas.
Rien, en fin de compte, ne m'appartient vraiment ; ma vie elle-même peut m'échapper à tout moment, si cet inconnu autour de moi, et au fond de moi, décide qu'il en soit ainsi.
Dans ce monde fuyant qui feint l'immobilité, je me réjouis de mon imperceptible déplacement, de mon incertaine connaissance, de ma relative responsabilité et de la lumière néanmoins appréciable qui en découle.